POURQUOI ?


Lorsqu’en 1974 je découvre la plongée sous-marine, ce «monde du silence» décrit par un homme que je ne connaissais pas, Jacques-Yves Cousteau, allait devenir mon pôle d’intérêt.

C’est en Haute-Normandie, plus précisément sur la Côte d’Albâtre ou je vis que j’allais me découvrir une passion : les épaves et leurs mystères.

Jonchant les fonds de La Manche, ces « tôles »avec ou sans nom allaient très vite m’envoûter au point d’y consacrer tout mon temps libre.

Et au fil des immersions, là où certains plongeurs trouvaient leur intérêt à admirer la faune et la flore de ces épaves, je consacrais mon temps à comprendre ces épaves :

Pourquoi ici une épave bien conservée alors que quelques milles plus loin une autre est totalement détruite ?

Pourquoi appelle t-on cette dernière «le Bénouville» pour certains et le «Palatina-X» pour d’autres ?

Pourquoi, pourquoi… ?


Aidé pour cela par des plongeurs qui, comme moi, s’intéressaient aussi à ces recherches, nous faisions naître dans les années 90 la première commission archéologique d’épaves contemporaines.

Notre premier ouvrage voyait le jour en 1997, la Saga des épaves du Pays de Caux dans lequel nous racontions l’histoire de 18 navires perdus entre Dieppe et le Havre ou nous allions consacrer nos recherches sur environ 800 épaves recensées à cette époque.

Le GRIEME aujourd’hui a remplacé cette commission archéologique et le groupe de passionnés que nous sommes continue cet inventaire

Et de plongées en plongées, les mystères s’éclaircissaient et les épaves que je découvrais prenaient pour moi une signification.

Redonner à chacune son identité devenais ma raison de plonger.


Depuis plus de 20 ans maintenant, là ou les plongeurs assidus remplissent leur carnet de plongées pour mettre en mémoire ce qu’ils ont vus dans leurs incursions sous-marines, je me consacre plus particulièrement aux épaves que j’ai plongé.

256, c’est le nombre que compte mon carnet !

Alors cette «enviedepartir» que vous allez découvrir au fil des jours d’ici à la fin de cette année, aura pour but d’atteindre les 300 épaves qui sont devenues pour moi un objectif.

Et le Pacifique que je ne connais pas est le but de ce voyage, car il renferme en des spots bien précis des quantités d’épaves dont les noms à eux seul font rêver…

Alors suivez moi dans ce voyage et peut être qu’un jour, si ce n’est déjà fait, vous aussi vous découvrirez ces lieus mythiques et ces épaves envoûtantes….

  Yvon CHARTIER

Un des 10 Présidents du GRIEME